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                            Violette SZABO …les femmes dans la résistance  (5 /13)

Née Violette BUSHELL le 26 juin 1921 à Levallois Perret, d’un père Anglais1 et d’une mère française2.

La famille (5 enfants dont 1 fille) s’installe à Londres en 1932 dans le quartier de Brixton. Violette fréquente le collège local mais à 14 ans elle abandonne les études pour travailler afin de subvenir aux besoins de sa famille. Elle ira chez une corsetière française de Kensington, puis en 1939 vendeuse dans un magasin « le bon marché » à Brixton.

Le 14 juillet 1940 sa mère invite Etienne SZABO à dîner chez eux après le défilé des FFL, des rescapés de Dunkerque, à Londres. C’est un lieutenant français de la légion étrangère, d’origine hongroise né Marseille le 4 mars 1910 et sans parents. S’était rallié aux FFL après l’épisode de Narwik. Ils tombent amoureux et se marient le 21 Août à Aldershot. Il sera envoyé en Abyssinie et ne reviendra en France que lors d’une permission d’une semaine à l’été 1943.

En Septembre 1941, Violette Szabo s’engage dans les ATS (Auxiliary Territorial Service) et y suivra une formation d’opératrice de contrôle de tir sur batterie anti-aérienne.

En avril 1942 elle abandonne ce rôle et le 8 juin donne naissance à sa fille Tania.

Le 24 Octobre 1942 son mari est tué lors de la deuxième bataille d’El Alamein.

Suite au décès de son mari Etienne elle accepte en juillet 1943 de rentrer au SOE qui la préparera au rôle d’agent secret . Apte à ce poste elle devient Officier FANY (First Air Nursing Yeomanry). Lors d’un entraînement elle se blesse légèrement au pied gauche ce qui retardera son départ pour la France.  Sa 1 ére mission sera la vérification de la sous branche du réseau Prosper peut être compromise.

Ses faux papiers feront état de : Corinne, Reine LEROY, née le 26 juin 1921 à Bailleul. Profession secrétaire, domiciliée 64 rue Thiers au Havre, veuve de Villeret antiquaire.

5 Avril 1944 c’est sa première mission en France. Elle est parachutée à Cherbourg avec Philippe LIEWER alias « capitaine Staunton » son chef. Elle assume une mission de courrier. Pour ce faire elle effectue de nombreux voyages entre Rouen et Paris pendant lesquels elle collecte des infos, contacte les résistants en « sommeil » pour reconstituer des groupes de combat, repère les usines fabriquant du matériel pour les allemands et susceptibles d’être bombardées. Tout ceci est transmis au SOE.

Le 30 Avril elle rentre à Londres avec LIEWER, récupérés par avion dans l’Indre.

Une deuxième mission lui ait confiée : faire partie de l’équipe SALESMAN de Philippe LIEWER mais en Limousin car elle est « grillée » en Normandie, elle s’occupera de la coordination des maquis locaux.

Dans la nuit du 7 au 8 juin elle est parachutée avec LIEWER et Bob MALOUBIER (alias « Paco ») et un opérateur radio Jean Claude GUIET. Ils sont hébergés à SUSSAC à

50 km de Limoges (plateau des mille vaches en Haute Vienne).

Liewer envoie Violette en Dordogne et en Corrèze.

Peu après le 10 ils sont pris dans une embuscade allemande d’une sous division de DAS Reich (venant de Montauban) près de Salon la Tour (Corrèze) comme décrit ci-après.

Violette est chargée d’établir un contact avec un maquis de Corrèze, le réseau DIGGER plus coopératif que Georges GUINGOUIN commandant du maquis de SUSSAR. Elle partira avec Jacques DUFOUR (alias « Anastasie »), originaire de Salon la Tour et recherché par les allemands, pour un rendez-vous avec Jacques POIRIER à Pompadour à 50 km plus au sud. Voyage possible en 1 heure malgré une route sinueuse. Arrêt à Croisille sur Braince (Haute Vienne) pour prendre Jean BARIAUD et son vélo.

Violette Szabo à sur ses genoux une mitraillette et à ses pieds des grenades, tandis que Jean DUFFOUR conduit sa traction CITROËN à faible allure.

A la sortie d’un virage un barrage allemand, DUFOUR prend sa Sten et tire quelques rafales sur les allemands surpris. Les 2 autres continuent leur course à travers champs Violette enlevant ses chaussures à talons et courant pieds nus. Les tirs allemands blessent SZABO au bras, puis elle se foule une cheville et n’en peut plus. Elle retarde les allemands par ses tirs qui permettront à DUFFOUR de s’échapper. Il se cachera dans une ferme. Une fermière, Marie Verdier, sera tuée lors de ces échanges de tirs.

Les 2 résistants Français avec elle, Jacques DUFOUR et Jean BARIAUD réussissent donc à échapper aux allemands.  Mais Violette est arrêtée et emmenée à Limoges au SO (SIHERHEITSDIENST) service de sécurité et de renseignement de la SS. Elle sera interrogée par le major SS Kowatsch assisté du SS Walter Wache, responsable du massacre de Tulle (les pendus).

DUFFOUR voulait libérer Violette en attaquant le convoi qui la menait de la prison au QG allemand, mais il n’en aura pas le temps, Violette SZABO ayant été transférée à Limoges.

Le 16 Juin, elle sera emmenée à Paris, 84 avenue Foch, QG de la Gestapo. De nouveau interrogée, torturée par Hans HIEFER pendant plusieurs semaines sans jamais révéler quoique ce soit. Sera internée à la prison de Fresnes. Et le 8 août 1945 elle part au camp de concentration de RAVENSBRÜCK avec 2 autres femmes Lilian ROLFE et Denise BLOCH. Elles font partie d’un convoi de blessés allemands et de 50 prisonniers, dont les hommes iront à BUCHENWALD.

Le 4 Septembre elles partent, toutes les trois, dans un « kommando » chargé des travaux agricoles. Une tentative d’évasion échoue. Le 5 octobre elles sont ramenées à Ravensbrück où Violette est mise au cachot. Le 19 elles repartent aménager un terrain d’aviation et seront de retour à leur camp de départ en Janvier 1945.

Le commandant du camp un certain Fritz SUHREN (arrêté en 1949 et fusillé en 50) ordonne au SS SCHULTE d’exécuter les 3 prisonnières. Elles le seront vers le 5 Février 1945 d’une balle dans la nuque puis les corps brûlés dans les fours crématoires après le décès constaté par le médecin du camp le SS Frommer .

 

Distinctions : George cross à titre posthume le 7 Décembre 1946.

                         Croix de guerre       id                en 1947.

                         Le 28 janvier 1947 la famille BUSHELL est reçue à Buckingam où le roi George VI épinglera

                         Sa décoration sur la robe de sa fille TANIA.

                         Médaille de la résistance en 1973.

 Infos :  Son muséum en Grande Bretagne : « Violette Szabo GC Muséum » ouvert le 26 juin 2000.

              Une rue de Noyelles sur mer, où elle passa sa petite enfance, porte son nom.

               Une plaque est apposée à Pont Remy lieu de ses vacances scolaires. 

               Un film « Carve Her Name With Pride » lui est dédié en 1956.

Notes :

   1°) Charles George BUSHELL chauffeur de taxi, vendeur de voitures.

   2°) Reine LEROY couturière de QUEVAUVILLERS (Somme)

Sources : pages internet français et anglais.Revue spécialisée.Site muséum “Violette SZABO” 

stèle érigée à SUSSAC lieu du parachutage de                Violette SZABO nuit 7/8 Juin 1944