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la tête d’une colonne de “panzers”

                          Nous sommes le 5 Juin………………1940 …..et..         

L’armée allemande, la Werhmacht porte le coup de grâce. Les alliés capitulent après avoir été encerclés. La poche de Dunkerque réduite, les allemands effectuent le deuxième plan, appelé plan rouge, prévu par MANSTEIN. Il s’agit de prendre, en lançant une attaque vers le Sud-Est, les troupes de la ligne Maginot à revers.

Ceci par peur de voir ces troupes partir renforcer les fronts de l’Aisne et de la Somme. Initialement les 2 plans devaient s’enchaîner sans attendre la capitulation des alliés en Flandre, mais l’état-major allemand jugea cela peu réalisable.

WEYGAND lui-même pensait ces renforts insuffisants et avait ordonné à ses troupes de combattre en hérisson plutôt qu’en ligne continue. Cette technique permit aux français de tenir 5 jours en causant de lourdes pertes à l’ennemi mais, faute de réserves en blindés pour contre attaquer, les unités capitulent les unes après les autres faute de munitions.

 WEYGAND avait ordonné de défendre les positions et avait massé ses troupes sur l’Aisne et la Somme. « Accrochez-vous au sol et ne regarder qu’en avant » disait-il à ses hommes. La bataille de la Somme était un baroud d’honneur, pour WEYGAND la guerre était perdue et il faudra négocier la paix avec l’Allemagne.

Pétain ne voulait pas regrouper les chars en grandes unités mobiles comme le préconisait De Gaulle. L’armée va se désintégrer en 5 semaines : c’est la débâcle et la panique gagnera la population. Dix millions de personnes seront sur les routes : l’exode.

Les alliés n’avaient que 64 divisions, dont une anglaise, pour couvrir 600 kilomètres de front. Celui de la Somme était sous les ordres du Général BESSON, pour l’Aisne le Général HUNTZINGTER et le Général PRETELAT pour la ligne Maginot. L’offensive la plus importante se déroulait surtout entre Amiens et la mer, dirigée par le général allemand HOTH.

La plupart des blindés avaient été perdus dans les Flandres, WEYGAND utilisant le peu qui resté pour, du 23 mai au 4 juin, affaiblir les têtes de pont allemandes sur la Somme, mais sans réussite sauf celle du lieutenant-colonel DE GAULLE le 28 Mai à Abbeville qui rompt ce front, mais ce succès ne fut pas exploité. Cela valu à De Gaulle d’être promu général de brigade, devenant plus tard sous-secrétaire d’Etat à la guerre.

Le 5 juin la Wermacht attaque la Somme, enfonçant le front le 8 et atteignant la Seine le 9 juin à l’ouest de Paris, profitant même de l’occasion pour encercler une division Anglaise et une autre Française du côté de Saint Valery en Caux. Les alliés vont capituler évitant ainsi un 2 ème Dunkerque.

Signalons que dans la nuit du 4 au 5 juin (opération Pula) la Luftwaffe, en 3 vagues de 500 avions au total, va bombarder 13 bases de l’armée de l’air, 22 centres ferroviaires et plus de 10 usines. La chasse française abat 25 avions allemands mais perd 33 appareils dont 16 au sol.

Le front s’étale de la Somme à l’Aisne entre les 8 et 10 juin. Le 11 le front craque, puis WAYGAND donne l’ordre d’une retraite générale en Bourgogne et  sur la Loire donc l’abandon de la ligne Maginot et de Paris (pris le 4 juin).

Pendant ce temps von KLEIST et GUDERIAN et leurs « panzers divisions », avec 100 chars au km (sur environ 6 kilomètres), prennent Reims le 11 juin, Châlons le 12, Saint Dizier le 13, et Pontarlier le 14. Puis le 17 encerclent la ligne Maginot et les 500 000 hommes de l’armée Française.

Ce même jour PETAIN par son discours ambigu pour demander l’armistice enlève toute envie de résistance sauf pour l’armée des Alpes qui s’occupe des allemands et des italiens. Dans sa demande d’armistice Pétain, lui l’homme de 14/18, n’obtiendra rien sauf de dures conditions pour la France qui sera partagée en deux zones et réglera de grands frais d’entretien à la Werhmacht.

Les allemands feront ainsi plus d’un million de prisonniers entre le 17 et le 25 Juin, jour effectif de l’armistice.

                                                           les nombreux chars allemands en marche vers…..

         une partie de Chalons bombardée