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                                      Que se passe-t-il le 10 mai1940 et après ?
L’offensive éclair de la Wehrmacht.
Contre toute attente les Panzer-divisions du Général von KLEIST attaquent via les Ardennes et percent le front à Sedan. La défaite alliée est réelle.
Auparavant des parachutistes allemands sont largués, s’emparent des ponts et des fortifications frontalières. Trois divisions de panzer-divisions entrent aux Pays Bas, se dirigent vers Rotterdam (l’armée des Pays Bas capitulera le 15 Mai), les 2 autres par Maastricht vont s’établir sur une ligne Bruxelles- Namur le 14 Mai.
Au Sud ce seront 7 panzer-divisions qui vont, passant par les Ardennes, pénétrer au Luxembourg et la Belgique pour atteindre la Meuse le 12 Mai au soir. Les alliés sont totalement surpris et décontenancés.
Dès Septembre 39 Hitler avait prévu d’attaquer par l’Ouest pour que les alliés n’aient pas le temps de se réarmer. Mais ses généraux, inquiets, car conscients de ses périlleux projets plus une météo défavorable lui feront ajourner 29 fois l’attaque envisagée, ce qui permettra à la Wehrmacht de continuer son instruction et son équipement matériel. Au 1er trimestre 1940 le tonnage de l’acier dédié aux barbelés était supérieur à celui prévu pour les blindés.
Seize divisions sur 157 sont motorisées, les autres marcheront comme des fantassins.
Le 13 mai l’infanterie aidée par l’aviation allemande enfonce le front à Sedan.  Les 14 et 15 Mai les allemands après avoir traversé la Meuse se heurtent aux contre-attaques des chars français. Mais les actions ne ces derniers n’étant pas coordonnées ils sont défaits les uns après les autres. Le général FLAVIGNY dépassé, annule une contre-offensive prévue le 14 mai.
Dès le 15 mai les panzer-divisions foncent dans les lignes arrière françaises, affolant l’Etat Major, coupant les communications et annihilant toute tentative de contre-attaque.
Les alliés arrivent cependant à faire 5 tentatives contre les panzer-divisions se dirigeant vers la Manche : le 16 Mai à STONNE, le 17 à MONTCORNET, le 18 à CRECY (par le colonel De Gaulle), le 22 à ARRAS et le 22 à CAMBRAI. Mais chacune d’elles est hélas repoussée.
Le 15 Mai le Haut Commandement allemand exige que les blindés passent sous le contrôle de l’infanterie mais leurs généraux refusent.
Le 16 Mai le général von RUNDSTEDT fait stopper ses panzer-divisions.
Le 17 mai GUDERIAN refusant d’attendre l’infanterie est suspendu de ses fonctions………pendant quelques heures ! ! 
Le 18 mai ordre est donné de repartir.
Le 20 mai les panzer-divisions après avoir pris Abbeville arrivent dans la Manche, leur objectif.
Quant aux alliés ils sont encerclés dans les Flandres.
Une contre-offensive anglaise à Arras incite Hitler à arrêter les autres panzer-divisions qui se dirigent aussi vers la manche, ils repartiront le 22 pour ralentir à nouveau le 23 et le général von KLÜGE  stoppera définitivement  ses 17 divisions sur ordre d’HITLER (c’est Haltebefehl).
Cela va permettre aux alliés d’évacuer par la mer près de340 000 soldats (200 000 anglais et 140 000 français, belges et ce jusqu’au 4 juin (opération Dynamo). L’armée française du Général FAGALDE jouera un rôle essentiel dans cette opération.
 Tous ne pourront être évacués, les allemands feront donc 35 000 prisonniers et récupéreront le matériel n’ayant pu être embarqué.
 

             chars allemands dans la forêt des Ardennes