Le  MAQUIS DE PICAUSSEL dans l’AUDE
Nous sommes le 15 Mars 1944, le jour est tombĂ©, il fait nuit, un bruit dans le ciel, c’est un avion alliĂ©, un anglais tourne au-dessus du plateau de Sault, survole le hameau de Lescale entre Puivert et la forĂŞt de Picaussel. Il effectue son largage par erreur. Des parachutes tombent, arrivent au sol ou s’accrochent aux arbres.  
Des containers sont récupérés et camouflés dans la forêt. Ouverture d’un container largué, il contient 54 revolvers, 20 kg d’explosifs, 3 postes émetteurs le tout récupéré par les jeunes gens du pays qui ont devancés les allemands. Ils avertissent et confient l’ensemble à Mr Lucien MAURY l’instituteur du village.
Ce fait divers est Ă  l’origine de la crĂ©ation du secteur « J Â» des MUR. Le chef en sera l’instituteur MAURY, alias FRANCK, et un autre instituteur Marius OLIVE, alias Simon, comme adjoint.
Des groupes armĂ©s s’organisent, le 1er maquis « Franck Â» est créé, aux RoudiĂ©s en AoĂ»t 1943, après que 2 parachutages aient-Ă©tĂ© effectuĂ©s vers PUIVERT. Maquis composĂ© d’Audois des environs, d’Espagnols (les rĂ©fugiĂ©s politiques) des nord africains et quelques STO qui, dĂ©noncĂ©s en dĂ©cembre devront fuir. La population locale soutiendra ce maquis de façon remarquable.
Seront formées 8 sections de 30/40 soldats, divisés en 3 groupes et un commandement. Equipés de 3 camions, 2 traction Citroën, 2 motos 1 side-car, téléphone, émetteur- récepteurs radio et d’armes anglaises provenant de parachutages antérieurs.
Emmanuel PEYRADE et son fils Adrien sont arrêtés au hameau de Campmarcel par la gestapo.
La gestapo traque ce maquis qui se rĂ©fugie dans une grotte Ă  800 mètres de Lescale au sud. Leur mission : convoyer Ă  Toulouse et Ă  Montpellier le lieutenant AMEDEE et 2 radios Emile et Joseph parachutĂ©s le 10 avril. Ce sera une opĂ©ration rĂ©ussie. un 3Ă©me radio Francis BERRE (alias Stephan) restera Ă  PIcaussel jusqu’à la libĂ©ration.
Le 6 juin 1944 le maquis PICAUSSEL est proclamé ouvert.
10 juin 44 attaque d’un camion allemand, cambriolage d’un dépôt de munitions à Narbonne avec comme chef OLIVE.
 Attaque d’un milicien près d’Alet les Bains 21 juillet : capture d’un soldat allemand, le 25 convoient des blessĂ©s Ă  QUILLAN et le 27 attaque d’un milicien près d’Alet-les-Bains.
Le 1er Août, accueil d’un détachement du Corps-franc de la Montagne noire fuyant leur maquis depuis le 20 juillet (voir article précédent).
Le 3 aoĂ»t accrochage avec les allemands Ă  LIMOUX : 2 civils tuĂ©s, 2 maquisards blessĂ©s. Le lendemain nouvel accrochage Ă  Lescale. Le 6 vers 16 h 30 : embuscade Ă  Lescale  par la 11 Ă©me division de panzers : 2 maquisards tuĂ©s,  Jean CARBOU et Joseph  LEBRET et 13 blessĂ©s.
Le 7 AoĂ»t la Wehrmacht attaque mais est repoussĂ©e, idem le 8  mais ce  jour les allemands insistent et trouvent le maquis vide, ce dernier s’est repliĂ© la veille vers QUERIGUT. VexĂ©s et furieux les allemands le 9 au matin expulsent avec brutalitĂ© les habitants de Lescale et incendient leur village.
12 et 13 AoĂ»t le maquis attaque une colonne allemande Ă  FORMIGUIERES : 6 allemands tuĂ©s.
17 AoĂ»t nouvelle attaque contre la Wehrmatch dans les gorges audoises de Cascabel : 4 maquisards tuĂ©s mais les allemands sont retardĂ©s, ils seront stoppĂ©s par une troupe US dont leur chef le Lieutenant Paul SWANT sera tuĂ©. La garnison de COUIZA et son dĂ©pĂ´t d’armes sont repris aux allemands.
Le 22 août le maquis anéanti un détachement motorisé à LIMOUX, fait une cinquantaine de prisonniers et prend 3 camions puis les 23 et 24 Août s’installe à CARCASONNE, le lendemain 25 Août l’AUDE est libérée
Le maquis se fixera à PENNAUTIER où d’autres combattants arriveront pour formes en fin de compte 2 unités qui seront absorbées par la 1 ère Armée Française de DE LATTRE de TASSIGNY opérant dans l’est de la France, en Allemagne terminant la guerre en Mai 1945..



 

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