PUPILLE ORPHELIN 23, rue de Bretagne 14000 Caen 06 60 14 53 62 pupille.orphelin@gmail.com

Dans les médias, cette phrase se décline par des clichés d’une poignée de  personnalités, de militaires rendant les honneurs, par la lecture du message de la République, Ministre, Secrétaire d’Etat, au pied du monument aux Morts.

Le protocole est réglementé, les espaces entre hautes personnalités et une poignée de représentants d’Associations et quelques anonymes « dessinés »au cordeau.

Quelques drapeaux nous rappellent le sacrifice de ceux que l’on honore, des gerbes sont déposées et la Marseillaise retentit, à peine murmurée par la petite foule que nous sommes, tout cela pour ne pas troubler le bel ordonnancement de cet hommage solennel !

Les poignées de mains échangées, chacun se disperse, et malgré le soleil éclatant de ce 19 mars 2019, l’atmosphère froide, impersonnelle, a laissé  la place à l’émotion.

Ce cérémonial permet le recueillement, le respect dû à nos vaillants défenseurs qui ont perdu leur vie pour notre Patrie !

Le Devoir de Mémoire, c’est aussi l’obligation pour nous les Pupilles de la Nation, les Orphelins de guerre de témoigner !

C’est notre Devoir, nous devons le transmettre aux jeunes générations, nous devons raconter la Mort de nos Pères, le deuil de nos Mères, nos souffrances, nous n’avons pas le droit de courber l’échine et de taire nos peines. Nous devons dire à nos Enfants, soyez fiers de vos Aïeux et revendiquez cette fierté ! Ecrivons le, avec nos mots simples, notre cœur !!!!!

 Laurent Bertrand , jeune professeur d’espagnol, a su décrire l’univers concentrationnaire en donnant la parole à des objets un casque, un képi, des pyjamas !!!!!

                                      Au commencement était une moustache

Dans une petite maison de quartier, cette pièce originale , sa  lecture mise en espace par la compagnie des lustres, dans un décor sobre fait de panneaux représentant ces objets , derrière lesquels se glissaient les acteurs quasi invisibles , tant les dialogues des casques, des képis, des pyjamas étaient saisissants.

Nous avons été plongés dans l’horreur des camps pour essayer de comprendre comment un jour en caressant sa moustache, un despote s’est dit qu’il avait envie de mettre des pyjamas à tout le monde, selon les propres termes de l’auteur.

Les casques ont clamé leur fierté de prendre part aux sévices quotidiens subis par les pyjamas, pour le plaisir d’un képi voulant régner , et peut être devenir képis eux-mêmes

Les pyjamas, des hommes des femmes, ont dit leurs incompréhensions, crié leur haine, leur faim,  leur souffrance, leur intimité, stigmatisé les dénonciations ………

Les casques sont devenus képis, puis l’un d’eux a douté et le casque s’est peu à peu estompé

Enfin les alliés sont apparus, tardivement , disant alors « c’était bien vrai, il y avait des camps », essuyant les reproches des pyjamas épuisés !!!!!!!

Tout cela sur fond de bruitage, bottes, avions, trains et la voie d’une petite fille demandant à son Père « Papa pendant la guerre , tu étais casque ou képi ? Et la réponse finale de ce Père ,

J’étais casque mais les pyjamas m’ont sauvé !

Le final : des interrogations présentées sur panneaux blancs, invitant les spectateurs à méditer sur leur ressenti, et cette page remplie de POURQUOI, pourquoi………

Car le saura-t-on jamais, mais ce que nous savons c’est « Plus jamais ça » Le hasard du calendrier, cette pièce se jouait le lendemain de la tuerie en Nouvelle Zélande !!!!!!! Il y avait du monde, des échanges avec l’auteur, de l’émotion.

Merci Laurent BERTRAND, Merci la compagnie des lustres, vous avez déclinez ce qu’est le souvenir, nous nous disons encore POURQUOI et les jeunes générations se diront POURQUOI, mais le « Plus jamais ça » !!!!!!!!!!!!!!!!

Christiane DORMOIS

Présidente Fnapog Doubs

Vice-Présidente FNAPOG Nationale