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Affiche « ordre de mobilisation générale », 

                                                                     1939 :   Brèves de dates
                  1 er septembre 1939
Aux Etats Unis le Président Roosevelt formule l’interdiction de bombarder les civils et les villes non défendues.
En Allemagne un message officiel annonce que l’armée polonaise à ouvert le feu sur les allemands à la frontière et que la riposte commence : il est 4 h 45.
En France le gouvernement donne sa dernière chance à l’Allemagne en demandant son retrait de la Pologne avant le 03 septembre. Refus de cet ultimatum par les allemands. La mobilisation générale et l’état de siège (loi martiale) sont proclamés. Ce seront 4 700 000 hommes qui seront mobilisés soit environ 40% de la population active.
En Grande Bretagne, même demande que la France. Evacuation des enfants de Londres. La mobilisation générale est proclamée ainsi que le couvre- feu au coucher du soleil. La Navy est mobilisée depuis la veille.
La Norvège, la Suisse et la Finlande annoncent leur neutralité.
Le gouvernement italien déclare qu’il ne prendra aucune initiative militaire (non belligérance).
En Pologne à 4 h 45 les forces allemandes, sans déclaration de guerre, envahissent le territoire avec 52 divisions (environ 1 500 000 hommes) dont la 6 éme division blindée et des unités motorisées. Une dizaine de divisions restera en Pologne, les autres allant défendre le front anglo-français. Le commandant en chef de la Wehrmacht, Brauchitsch supervise les opérations, il a 1500 avions en appui aérien
La Pologne a 23 divisions d’infanterie et de la cavalerie. Quant à leurs avions, ils sont obsolètes.
La supériorité de la Wehrmacht procure à l’Allemagne un avantage dès le début. L’armée polonaise est débordée en moins de 2 semaines et en plus, sa réserve n’arrive pas. Sur terre, mer et air ce sont des défaites. Un sous- marin et 4 destroyers polonais réussiront à partir vers la Grande Bretagne.
Le gouvernement polonais demande l’intervention française et britannique.
En URSS l’armée est mobilisée, l’âge pour le service militaire passe de 21 à 19 ans.
 
                        Le 2 septembre 1939
L’Allemagne déclare que la neutralité de la Norvège sera respectée si Grande Bretagne et France font de même.
La France transmet un ultimatum à l’Allemagne, la RAF commence à arriver en France (10 escadrilles de bombardiers).
La Grande Bretagne envoie aussi un ultimatum à l’Allemagne et incorpore les hommes de 19 à 41 ans.
L’Irlande déclare sa neutralité.
En Italie Mussolini fait une offre de négociation entre l’Allemagne et la Pologne : Hitler refuse. L’Italie se déclare neutre et propose aux 5 puissances une conférence de paix.
La Suisse décrète une mobilisation générale.
En Pologne les allemands sont partout, la Luftwaffe cause d’énormes dégâts aux troupes polonaises et effectue 6 raids aériens sur Varsovie.
 
                Les dernières heures de paix, début de la drôle de guerre
 
Matinée du 3 septembre 1939 un Dimanche, le dernier jour de paix, les dernières heures de paix.
A la conclusion du pacte germano soviétique du 23 août, les chances d’éviter la guerre sont minimes. Ce n’est pas sans que les occidentaux aient tenté une alliance avec Moscou.
  Staline se tourne vers l’Allemagne ce qui implique l’invasion de la Pologne le 1 er septembre 1939 à 4 h 45.
Le 2 septembre c’est la mobilisation générale en France.
Les membres de la chambre et du sénat rentrent d’urgence de vacances.
Un crédit de 70 millions de francs est voté pour faire face à la situation du moment.
Pour le président du conseil Edouard Daladier c’est un simple vote technique. Ministre de la guerre et de la défense nationale, il apparaît comme celui qui peut mener la France à la victoire. Hélas les faits prouveront le contraire et l’erreur d’appréciation commise.
Il a recours à des décrets-lois de façon autoritaire. L’opposition l’appelle « dictature Daladier », ou le taureau du Vaucluse (car né à Carpentras). Il ne parviendra pas à rassembler pour former un gouvernement d’unité nationale. Plus tard Chamberlain le baptisera « le taureau aux cornes d’escargot ». 
Il doit quitter le gouvernement le 20 mars1940, remplacé par Paul Raynaud.
Pour poursuivre ses travaux le gouvernement, part au Maroc avec le paquebot Massilia. A son arrivée Daladier sera arrêté et rapatrié en France en août, interné sans jugement aucun. Il comparaît au procès de Riom avec Léon Blum, des hommes politiques (Mendès France, Jean Say) et de quelques officiers car accusés d’être responsables de la défaite. Le procès est interrompu par manque d’informations précises.
Après l’invasion, le 11 novembre 1942, de la zone libre par les allemands Daladier leur est livré. Interné à Weimar (près de Buchenwald). Il sera transféré le 2 mai 1943 dans le Tyrol en compagnie de Léon Jouhaux, Paul Raynaud les généraux Gamelin et Weygand et Michel Clemenceau le fils du tigre. Ils seront libérés par les américains le 5 mai 1945.
Le ministre des affaires étrangères G Bonnet et d’autres ont essayé de sauver la paix. Mais le gouvernement a perdu tout espoir. Une nouvelle provocation allemande ne resterait pas impunie. Les puissances occidentales ont trop cédé depuis qu’Hitler est au pouvoir depuis 1933.
En 1935, l’Allemagne rétablissait la conscription, le 7 mars 1936 la Wehrmacht entrait en Rhénanie et cela sans véritable réaction de Paris et de Londres, tout au plus quelques condamnations verbales. Il en sera de même pour l’Anschluss.
Quelques mois plus tard Hitler réclame les Sudètes, la paix est sauvée grâce aux accords de Munich du 30 septembre 1938.
Puis Hitler réclamant maintenant Dantzig à la Pologne la guerre parait inévitable.
Le défilé du 14 juillet à Paris, célébrant les 150 ans de la révolution, de 35 000 hommes dont un contingent de britanniques est une démonstration de force, à tel point que Joseph Kessel écrivit « il n’y aura pas de guerre, une matinée comme celle- là fera réfléchir Hitler »
                                                            Quelle erreur.
Le 3 septembre, la France adresse un message à l’Allemagne déclarant qu’à partir de 17 heures elle assumera ses obligations envers la Pologne.