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> > Cher ami,     Je me dois de diffuser, avec son accord, la lettre que Madame Giacobbi adresse à Monsieur le Président de la République. Lui parviendra-t-elle ? C’est donc à des électeurs que je la transmets!
> >  Madame Josette Giaccobi est la veuve du dernier Président de l’Amicale du 7ème Régiment de Chasseurs d’Afrique.
> > Je partage son indignation.
> >                                      Bonne lecture.    Charles

 

Cannes le 17.09.2018

 

                                                           Monsieur le Président

                                                       de la République Française

 

Monsieur le Président de la République

Je suis une Pied-Noir de la 4° génération.  Française par mes grands-maternels et d’origine Italienne par mes grands-Parents paternels  arrivés jeunes mariés en 1871. Intégrés sans problème s Ils eurent douze enfants  nés français. Leurs garçons se sont battus durant la Grande-Guerre puis celle de 1939 et celle de 1942.

Femme de militaire ayant souffert des évènements d’Algérie, je me permets de vous  écrire pour vous faire part rapidement de mon vécu et mon opinion.

En 1957, des jeunes soldats du contingent non encore aguerris ont été tués, à la place des yeux, il y avait des cailloux… Ce n’est qu’un fait parmi tant d’autres  accompli par des fellaghas qui avaient pour complices des français, quelque soit leur appartenance politique, ils faisaient tuer nos soldats qui obéissaient aux ordres du gouvernement et à ses  conséquences qui sont celles de la guerre.

 Que la famille Audin  fasse des recherches pour avoir la vérité, pourquoi pas. Mais que vous, Monsieur le Président, aille humilier notre Armée française suffisamment occultée par les gouvernements successifs et les médias !  Il est vrai que cette Armée s’est  battue  victorieusement en Algérie mais  politiquement, depuis des décennies elle est devenue gênante !!! Votre rôle Monsieur le Président s’est de la défendre.

Si vous voulez continuer dans la voie que vous vous êtes tracée, je vous conseille d’aller demander pardon à la famille du lieutenant Maillot  passé au F.L.N. avec des armes et tué par des soldats français à Palestro dans un combat contre des soldats français.

Mon premier mari a été tué en montant à l’assaut en tête de sa section le 5 mars 1958. Il y avait  bien alignés 17 cercueils pour leur rendre hommage…

Il avait pour devise celle de Guynemer « On n’a rien donné tant qu’on n’ a pas tout donné »… Je l’ai vu retenant ses larmes en parlant de sa section de petits vietnamiens qui n’acceptaient pas le régime communiste du général Ho Chi Minn…par des manœuvres habilles, il n’avait pu les secourir. Par la suite, il aurait surement essayé de sauver des harkis qui furent désarmés, rejetés à la mer, tués et également  nos tirailleurs à qui le F.L.N a fait avaler leurs médailles gagnées au combat…

Dans mon chagrin, mon premier mari faisait partie de ces héros mort pour la France et je suis toujours fière de lui. Mais, Vous, Monsieur le Président n’avez fait que  renforcer  ma conviction « Honte d’être française »

 

Croyez, Monsieur le Président, à ma très grande déception.

 

                                                                                   J. Giacobbi

  

P.S : mon second mari a fait la guerre dans l’Armée d’Afrique devenue 1° Armée. Ses compagnons et lui-même son mort avec la désillusion d’être oubliés mais fiers du devoir accompli. Leur devise « Par nous la France renaîtra » Qu’en ont-ils fait ?