Sophie SCHOLL du réseau de résistance allemand « Rose Blanche «

Sophie en 1940
Sophie Magdalena SCHOLL est née le 9 mai 1921 à Forchtenberg (Bade-Wurtemberg) Allemagne. Vit à ULM depuis 1932 avec ses parents et ses 2 sœurs et 2 frères.

Sophie à coté de son père, puis ses frères et sœurs

Sophie à10 ans
En 1933 elle demande à être incorporée, malgré l’avis de ses parents, dans « les jeunesses hitlériennes ». Peu après, elle qui est chrétienne protestante très croyante et pratiquante, réalise qu’elle étouffe dans cette structure, où le manque de liberté d’expression est flagrant, mais aussi de pensées voire de religion. Que faire ?
En attendant elle obtient en 1940 son « Abitur1 », suit des cours pour devenir institutrice. Travaille ensuite dans un jardin d’enfants, genre d’école maternelle.
1940/1941 : elle effectue son devoir national obligatoire dans les « services du travail » et « services auxiliaires ».
Mai 1942 : Sophie commence des études de biologie et de philosophie à l’université de Munich. Des discussions se font jour dans la famille, son père Robert est farouchement opposé au régime nazi, tandis que son frère Hans, né le 22 septembre 1918, étudiant en médecine puis infirmier sur le front de l’Est rapporte ce qu’il se passe envers la population russe et les juifs.
L’ensemble de ces éléments lui révèle la véridique nature du régime nazi. Avec son frère Hans et Carl Muth2 elle élabore une stratégie pour combattre ce fléau. Ils créent le réseau « Rose Blanche » (Weisse Rose) en juin 1942. Ils vont éditer des tracts dans lesquels ils appellent le peuple à se réveiller et osent baptiser Adolf Hitler « de tueur de masse ». Distribution dans les boites aux lettres, les gares, les rues, sur le pare-brise des voitures, bref là où c’est possible de toucher le maximum de personnes.

Sophie parcourt le pays afin de faire connaître « Rose Blanche » aux étudiants, plus réceptifs au problème.
18 février 1943 : avec son frère Hans, elle dépose des tracts dans la cour de l’université de Munich. Hélas le concierge un certain Jakob Schmid3 les aperçoit et les dénonce auprès du rectorat. Robert Mohr4 et le recteur interrogent nos deux courageux, sans succès. Ils sont donc remis à la gestapo qui les interne à la prison de Stadelheim proche de Munich et la plus grande du pays.

Sophie dans les locaux de la gestapo
Un procès à lieu devant le tribunal du peuple. Verdict : condamnation à mort pour trahison et propagande subversive etc. La sentence est exécutée aussitôt. Ils sont guillotinés ; ainsi que leur ami Christoph Probst, le 22 février 1943 par Johann Rachhart, bourreau de métier.

Sophie, Hans son frère et à gauche Christoph Probst
Le 27 janvier 1943 : un hommage leur est rendu sur les ondes de la BBC par Thomas Mann5.
Distinctions :
— En Allemagne : une école, un prix littéraire et un buste à Ratisbonne (Bavière)



— En France : une rue à Toulouse et Saint-Orens (Haute-Garonne), Laval, Saint-Remy (Saône et Loire) et Plescop (Morbihan).
— Une école maternelle à Issy les Moulineaux, un buste à Béziers devant la médiathèque André Malraux et enfin à Paris XVIIe un jardin « Hans et Sophie SCOLL (2020) et un collège « Rose Blanche ».
un livre : 



Un film : Cinéma « La rose blanche (1982) »
TV : Ces femmes qui ont fait l’histoire (2013).
Notes :
1°) Baccalauréat allemand.
2°) écrivain et éditeur.
3°) le gardien, membre des SA.
4°) officier de police allemande au service du régime nazi.
5°) écrivain allemand, prix Nobel littérature en 1929, épouse d’origine juive, déchu de la nationalité allemande en 1936 car critique du régime nazi, après un séjour en France, part et s’installe aux USA en 1938.
Sources : divers sites internet.

Commentaires récents